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Poésies partagées

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Poésies partagées

Depuis le début du confinement, ma boutique est fermée comme toutes les boutiques de France. C’est l’occasion de ranger et d’organiser sa maison, plutôt sympa vu sous cet angle d’avoir le temps de le faire. Bien sûr, nous passons aussi plus de temps sur les réseaux sociaux et après tout, à nous de faire de ces partages virtuels des moments de partage tout court. Alors, plutôt que de choisir dans mon coin la poésie du mois d’avril, j’ai eu envie de recevoir vos suggestions. J’ai réalisé une petite story sur mon Insta pour vous suggérer de m’envoyer les poésies ou jolies phrases qui vous touchaient le plus. J’ai été tellement contente de vous lire car vous avez été nombreux à jouer le jeu.

poesie-bijoux-sandrine-de-courcyDe jolies découvertes et des classiques aussi…

Ce fut un joli moment pour moi que de recevoir vos poésies et comme je ne pouvais pas tout écrire sur les miroirs de la maison, j’ai décidé d’en faire un article. Ce sont des phrases qui peuvent résonner particulièrement en ce moment ou qui sont synonymes d’une jolie rêverie en dehors du temps. Une jolie parenthèse dans ce confinement. Merci infiniment à tous ceux qui ont joué le jeux, je me suis bien amusée à écrire ces jolis vers dans l’univers de ma maison. Je recommencerai à nouveau à vous solliciter, ce sera une autre occasion pour ceux qui n’ont pu m’envoyer leurs sélections. Voici donc des morceaux choisis… et si vous souhaitez découvrir d’autres photos, rendez-vous sur mon Insta ! Bon confinement à tous et restez bien chez vous.

Victor Hugo – 1802 – 1885

Jeanne parle ; elle dit des choses qu’elle ignore ;
Elle envoie à la mer qui gronde, au bois sonore,
A la nuée, aux fleurs, aux nids, au firmament,
A l’immense nature un doux gazouillement,
Tout un discours, profond peut-être, qu’elle achève
Par un sourire où flotte une âme, où tremble un rêve,
Murmure indistinct, vague, obscur, confus, brouillé.
Dieu, le bon vieux grand-père, écoute émerveillé.

Djalâl ad-Dîn Rûmî – 1207 – 1273

« Il est survenu, l’Amour
Comme le sang, il coule dans mes veines
Il m’a vidé de moi
Il m’a rempli de l’Aimé
L’Aimé a envahi
Chaque parcelle de mon être
De moi ne reste qu’un nomTout le reste, c’est Lui « .

Jacques Prévert – 1900 – 1977

Peindre d’abord une cage
Avec une porte ouverte
Peindre ensuite
Quelque chose de joli
Quelque chose de simple
Quelque chose de beau
Quelque chose d’utile
Pour l’oiseau

Placer ensuite la toile contre un arbre
Dans un jardin
Dans un bois
Ou dans une forêt
Se cacher derrière l’arbre
Sans rien dire
Sans bouger…
Parfois l’oiseau arrive vite
Mais il peut aussi bien mettre de longues années

Ne pas se décourager
Attendre
Attendre s’il le faut pendant des années
La vitesse ou la lenteur de l’arrivée de l’oiseau
N’ayant aucun rapport
Avec la réussite du tableau
Quand l’oiseau arrive
S’il arrive
Observer le plus profond silence
Attendre que l’oiseau entre dans la cage
Et quand il est entré
Fermer doucement la porte avec le pinceau
Puis
Effacer un à un les barreaux
En ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l’oiseau
Faire ensuite le portrait de l’arbre
En choisissant la plus belle de ses branches
Pour l’oiseau
Peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
La poussière du soleil
Et le bruit des bêtes de l’herbe dans la chaleur de l’été
Et puis attendre que l’oiseau se décide à chanter
Si l’oiseau ne chante pas
C’est mauvais signe
Signe que le tableau est mauvais
Mais s’il chante c’est bon signe
Signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
Une des plumes de l’oiseau
Et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

Pablo Neruda – 1904 – 1973

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement celui qui évite la passion et son tourbillon d’émotions,
celles qui redonnent la lumière dans les yeux et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque toi aujourd’hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !

Anne-Yvonne Pasquier – 1955

La nuit tombent des étoiles,
Des étoiles aveugles d’absence
Dans l’infini bleu-noir
De tes bras lointains.

La nuit étouffe les voiles.
Les voiles ourlées d’immense
et décousu désespoir
De l’inaccessible matin.

La nuit étreint les toiles.
Les toiles vierges de faïence
Ebréchées de l’histoire
Déportée de chagrin.

Saint-Agustin – 354 – 430

« Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède ».

Douglas Kennedy – 1955

« L’instant qui peut tout bouleverser ou ne rien changer ».

René Char – 1907 – 1988

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque : à te regarder, ils s’habitueront ».

19 mars 2020
Matinée dans la boutique fermée